Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /2006 06:27


Pardon monsieur, cette place est libre ? Merci. Vous comprenez, au cinéma j’adore m’asseoir à côté d’un beau mec et rêver pendant tout le film que sa main va venir s’égarer sur ma cuisse. Vous dites que vous êtes hétéro ? Oh c’est rien vous savez, avec un garçon vous pouvez vous y prendre quasiment de la même manière que d’habitude en fait. Le seul truc c’est d’attendre qu’ils éteignent la salle. Quoi ? Que j’aille me faire enculer ? Heu… on a payé les places, vous ne voulez pas attendre la fin du film quand même ?


Bah pourquoi il a changé de place le monsieur ? Cons d’hétéros, plus ils sont beaux moins ils sont sensibles à la délicate subtilité de ma façon de draguer toute en nuances. J’aurais dû être plus direct.
Par Alixx - Publié dans : Nombriloscopies
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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 /10 /2006 08:49

Retenir les larmes comme une ascèse
Ca pique les yeux quand tu bourrines
La douceur de tes cils quand tu assassines
Regarde moi quand tu me baises

Par Alixx - Publié dans : Errances
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Samedi 21 octobre 2006 6 21 /10 /2006 14:54

Rotondité nue de ce monde à découvrir
S’y cramponner, d’un subreptice empalement
Tel un Scaramouche inattendu en jouir
Et rire plutôt que poireauter en ce firmament

Rotondité nue de ce monde à découvrir
De caresses sans fin encore le polir
Danser ses replis, toujours le chevauchant
Ballet des dieux quand ils étaient enfants

Rotondité nue de ce monde à découvrir
Doux vertige de son escarpement
La retourner encore cette terre à chérir
Voyager comme l’on baise, goulûment
Par Alixx - Publié dans : Errances
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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /2006 17:55


On aurait un cabanon secret
Pour s’y cacher rien que nous deux
Juste un coin pour s’y serrer
Corps dans le corps, yeux dans les yeux.

Ce serait l’heure de la sieste
Le soleil écraserait l’été de lumière
Mélange des sueurs, langueur des gestes
Dans l’ombre de notre tanière.

Je te boirais comme on mord un fruit
Sentant l’emballement de ton pouls
Quand dans ma gorge tu aurais joui
De ma bouche tu explorerais les goûts.

Puis sur ton corps je me ferais léger
Volant encore une fois de ton cou l’odeur
Goûtant tes caresses ô mon aimé
Je m’assoupirais, épuisé de bonheur.
Par Alixx - Publié dans : Errances
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